
Le sport palestinien sous le feu de l’occupation
⚽️ Le sport ne peut pas être un espace d’impunité. Pendant que la FIFA et l’UEFA prétendent défendre les droits humains, le sport palestinien est décimé : athlètes tué es, infrastructures détruites, joueuses arrêtées, clubs touchés et compétitions bouleversées. Dans le même temps, les sanctions prises contre la fédération israélienne restent dérisoires au regard des violations documentées, alors que la Russie avait été suspendue quelques jours seulement après l’invasion de l’Ukraine.
Exigeons des instances sportives qu’elles appliquent leurs propres règles à l’occupant israélien.
Israël, champion du monde des violations des droits humains
FIFA et UEFA complices ! Le sport palestinien est systématiquement attaqué par l’État israélien, qui instrumentalise le football comme outil de propagande génocidaire et de répression.
1009 athlètes palestinien nes tué es, 269 infrastructures sportives détruites
Depuis le début du génocide à Gaza :
- 1009 athlètes palestinien nes tué es
- 269 infrastructures sportives détruites
- Des stades transformés en camps de détention
Au quotidien :
- Des joueur ses arrêté es, mutilé es ou empêché es de voyager
La destruction du sport palestinien accompagne la destruction de la société palestinienne.
Salim Al-Ashqar, gardien assassiné en pleine Coupe du Monde
Le gardien Salim Al-Ashqar, 32 ans, a été tué le 29 juin par des tirs de l’armée israélienne dans le sud de la bande de Gaza. Marié depuis cinq mois, il s’apprêtait à devenir père de son premier enfant.
Salim Al-Ashqar a porté les couleurs du Khadamat Khan Younes, ainsi que des clubs d’Al-Aqsa et d’Al-Masdar. Sa mort porte à 1009 le nombre de sportifs palestiniens tués par l’armée israélienne à Gaza depuis octobre 2023, dont 567 membres de la communauté du football.
Deux joueuses de l’équipe nationale palestinienne arrêtées
Rand Halwani, 20 ans, joueuse de l’équipe nationale palestinienne, et Natalia Abu Dayya, 21 ans, ancienne joueuse, ont été arrêtées le 2 juin 2026.
Convoquée à un interrogatoire à Jérusalem, Rand a été arrêtée puis détenue plusieurs jours. Elle est désormais assignée à résidence. Lorsque les forces d’occupation ont fait irruption dans une résidence d’étudiantes de l’Université de Birzeit, Natalia a laissé derrière elle son cahier de cours et son stylo ouverts. Elle est toujours détenue.
La FIFA : double standard entre la Russie et Israël
La Russie a été suspendue des compétitions internationales quelques jours après l’invasion de l’Ukraine.
En 2024, la fédération palestinienne a demandé à la FIFA d’exclure Israël, en plein génocide. La demande a été refusée.
En mars 2026, la FIFA a finalement condamné la Fédération israélienne de foot à une amende de 150 000 francs suisses (165 000 euros) pour « violations graves et répétées » de la lutte contre les discriminations, mais toujours pas de mesure d’exclusion.
Les stades israéliens, berceaux du racisme et de la haine
Dans sa décision de mars 2026, la FIFA égrène une cascade de comportements racistes dans le football israélien :
- Slogans exaltant la pureté raciale dans les tribunes du Beitar Jérusalem
- Insultes envers les joueurs palestiniens
- Messages politiques et militaristes de dirigeants des Ligues professionnelles et du Maccabi Netanya sur leurs réseaux sociaux
La FIFA a classé sans suite le dossier des clubs de football dans les colonies en Cisjordanie, membres actifs de la fédération israélienne de foot.
Le Beitar Jérusalem, symbole de la haine anti-palestinienne
Un rapport de la Hind Rajab Foundation (HRF) documente l’utilisation par certains supporters, ultras et soldats israéliens des symboles du football pour glorifier la violence, humilier les Palestiniens et diffuser une propagande génocidaire.
Le Beitar Jérusalem est souvent cité comme l’exemple le plus emblématique. Son groupe ultra, La Familia, est connu pour :
- des slogans anti-arabes ;
- des actes de violence contre des Palestiniens ;
- son opposition historique à l’intégration de joueurs arabes.
En 2013, des supporters ont même incendié les bureaux du club après la signature d’un contrat de deux joueurs musulmans.
La haine en déplacement : le football israélien à l’étranger
Le rapport de la HRF documente aussi des incidents lors de déplacements de supporters israéliens à l’étranger. À Amsterdam, Paris et Bruxelles en 2024, lors d’un match entre l’Ajax et le Maccabi Tel Aviv, des supporters ont :
- arraché des drapeaux palestiniens ;
- scandé des slogans racistes et génocidaires.
À travers différents clubs, différentes villes et différents théâtres militaires, les mêmes symboles, slogans et pratiques réapparaissent. Le football est utilisé comme prolongement culturel de la violence exercée contre les Palestiniens.
Le nationalisme militaire dans tout le football israélien
Selon le rapport de la Hind Rajab Foundation, le phénomène dépasse largement un seul club. Des groupes de supporters du Maccabi Tel Aviv, du Hapoel Tel Aviv ou encore du Maccabi Netanya ont affiché des messages glorifiant l’armée ou soutenant les opérations militaires à Gaza.
Le nationalisme militaire traverse ainsi plusieurs sphères du football israélien.
Non à l’impunité sportive !
La version coloniale du foot, c’est :
- les attaques contre le sport palestinien ;
- le racisme et la haine dans les stades israéliens ;
- les liens entre football, occupation et propagande génocidaire.
Le sport doit être un terrain d’égalité, pas d’exception.
✊ Exigeons des instances sportives qu’elles appliquent leurs propres règles à l’occupant israélien.