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ONU contre dissolution d’Urgence Palestine : le gouvernement français sommé de s’expliquer

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L’ONU met en garde la France : la dissolution d’Urgence Palestine s’inscrit dans une logique de criminalisation

Les rapporteurs spéciaux des Nations Unies ont adressé une interpellation historique au gouvernement français, dénonçant la procédure de dissolution engagée contre Urgence Palestine comme une manœuvre de criminalisation des voix critiques envers Israël. Dans un communiqué rendu public en novembre 2025, cinq experts onusiens exigent des explications et appellent à la suspension immédiate de cette procédure, jugée liberticide et contraire au droit international.

Une procédure « répressive et non fondée »

La plainte déposée en juin 2025 par Urgence Palestine, NIDAL et le CETIM auprès des mécanismes de protection des droits humains de l’ONU a abouti à une réponse cinglante des rapporteurs. Ceux-ci soulignent que la dissolution envisagée s’inscrit dans un contexte systémique de répression des militant es et organisations soutenant la cause palestinienne en France.

Parmi les mesures contestées :

  • La dissolution administrative d’Urgence Palestine, perçue comme une attaque contre la liberté d’expression.
  • Le gel des avoirs d’Omar Alsoumi, membre du collectif, qualifié de mesure disproportionnée et susceptible d’avoir un effet dissuasif sur l’ensemble de la société civile pro-palestinienne.

Les experts onusiens rappellent que ces dispositifs, inspirés d’un régime anti-terroriste d’exception, violent les engagements internationaux de la France en matière de droits humains. Pourtant, la réponse du gouvernement français reste partielle et superficielle, refusant de répondre aux inquiétudes soulevées.

Une victoire juridique pour la résistance palestinienne

Pour Urgence Palestine, cette interpellation onusienne constitue une avancée majeure :

« Cette décision marque un tournant dans la lutte contre la criminalisation du soutien au peuple palestinien. Elle rappelle que les États occidentaux, complices du régime israélien, ne peuvent impunément museler la solidarité internationale. »

Le collectif réaffirme sa détermination à poursuivre son combat par la voie juridique et la mobilisation populaire, exigeant :

  • L’abandon immédiat de la procédure de dissolution.
  • La levée des sanctions financières et la fin des poursuites contre Omar Alsoumi.
  • L’abrogation des alinéas 1, 6 et 7 de l’article L.212-1 du Code de la sécurité intérieure, jugés incompatibles avec le droit international.

Un appel à la solidarité internationale

Urgence Palestine, NIDAL et le CETIM rappellent que cette répression n’est pas isolée : elle s’inscrit dans une stratégie globale visant à étouffer toute voix dissidente en Occident. Face à l’impunité d’Israël et à la complicité des gouvernements, les trois organisations appellent à :

« Renforcer la résistance juridique et populaire pour que les responsables du génocide en cours soient enfin traduits en justice. »

Contact presse

  • Urgence Palestine et NIDAL : 06 59 95 11 95
  • CETIM : +41 79 660 65 14 / raffaele (Raffaele Morgantini, représentant CETIM auprès de l’ONU)

Restons en contact. Poursuivons la mobilisation.

Ensemble, donnons-nous les moyens de résister

En Palestine, le peuple continue de résister contre le génocide toujours en cours et une colonisation qui s'accélère.

En France, alors que la complicité avec ce régime colonial et que la répression de la solidarité sont la norme, notre résistance a ouvert une brèche.

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