
Criminalisation des solidarités : l’Italie et l’Europe à l’offensive
Le 27 décembre, 9 Palestinien nes ont été arrêté es en Italie, accusé es d’avoir soutenu des organisations humanitaires en Palestine. Ces arrestations s’inscrivent dans une campagne de répression systématique visant celles et ceux qui défendent la justice, la dignité et les droits du peuple palestinien.
Pendant que Gaza subit bombardements, famine et siège, ce sont les voix solidaires — en exil, en diaspora, dans les rues d’Europe — que l’on cherche à faire taire. Associations, journalistes, militant es, réfugié es : toutes et tous sont visé es par une criminalisation politique qui instrumentalise la justice pour intimider et diviser.
Cette répression n’est pas un fait isolé. Elle s’inscrit dans une longue histoire de politiques racistes, islamophobes et sécuritaires qui transforment la solidarité en crime.
✊ Soutien à nos camarades victimes de la répression en Italie et dans toute l’Europe.
📣 Partagez, relayez, mobilisez-vous.
Une solidarité criminalisée : le cas italien
Le 27 décembre 2025, en Italie, 9 Palestinien nes membres de trois associations ont été arrêté es pour avoir œuvré à la solidarité avec leur propre peuple. Accusé es de financer des organisations politiques en Palestine, elles et ils sont pris pour cible alors que le génocide à Gaza se poursuit : bombardements quotidiens, siège, famine, blocus, et des déplacé es vivant dans des tentes sous des pluies hivernales dévastatrices.
Le gouvernement fasciste de Meloni s’attaque à l’aide destinée au peuple palestinien, tout en ciblant les liens entre Palestinien nes en exil et celles et ceux vivant en Palestine ou dans les camps de réfugié es. Parce qu’elles tentent de briser le blocus imposé à Gaza via des collectes de fonds pour des projets humanitaires, ces associations sont accusées de soutenir des institutions « contrôlées par le Hamas ».
Répression et complicité : l’Italie dans le viseur sioniste
Cette attaque contre la communauté palestinienne en Italie révèle deux réalités :
- La coopération étroite entre le gouvernement de Meloni et le régime sioniste.
- La volonté de dissuader les mobilisations en solidarité avec la Palestine, qui ont rassemblé des millions de personnes dans les rues d’Italie en septembre et octobre.
Les arrestations récentes s’ajoutent à d’autres cas emblématiques :
- Anan Yaesh
- Ali Mansour
- Ahmad Salem
Elles confirment une évolution inquiétante : l’instrumentalisation politique du système judiciaire pour cibler les réfugié es palestinien es et intimider celles et ceux qui dénoncent l’occupation et les crimes contre le peuple palestinien.
LA RÉSISTANCE NE SE JUGE PAS ! LA RÉSISTANCE NE SE PROCÈDE PAS ! LIBERTÉ POUR ANAN, ALI ET MANSOUR DES PRISONS ITALIENNES
Un arsenal raciste et sécuritaire européen
Ces arrestations s’appuient sur des décennies de politiques racistes, islamophobes et anti-immigration, construisant un « ennemi intérieur » — arabe, non blanc, musulman — pour justifier la répression.
L’exemple de l’Imam Mohamed Shahin de Turin illustre cette logique :
- Calomnié et déchu de son permis de séjour
- Détenu en centre provisoire, libéré grâce à une mobilisation intense
- Toujours menacé d’expulsion vers l’Égypte, où il serait persécuté en tant qu’opposant politique
En Italie, en France et dans toute l’Europe, la résistance doit s’organiser pour faire front contre ces tentatives d’intimidation et de division. Il est urgent de s’opposer à la campagne de criminalisation des réfugié es palestinien es et de tous tes les militant es de la cause palestinienne.