Toutes les prises de parole Appel

17 avril : journée internationale de solidarité avec les prisonnier·es palestinien·nes

Featured image

Faisons de cette date une semaine internationale d’actions, de solidarité et de résistance.

Aujourd’hui, au moins 9500 Palestinien·nes sont incarcéré·es dans les prisons coloniales israéliennes. Depuis le 7 octobre 2023, plus de 90 prisonniers sont tombés martyrs dans les geôles sionistes, en raison de la politique de négligence médicale délibérée et de torture.

L’emprisonnement des Palestinien·nes constitue un pilier fondamental de la domination coloniale. Il ne s’agit pas d’un effet collatéral ou d’une coïncidence: il ne peut pas y avoir de domination et de colonisation, sans la mise en place d’un système d’enfermement massif. L’occupation utilise cette arme pour tenter de briser la résistance du peuple palestinien, en leur infligeant des conditions de détention extrêmement difficiles, parfois dès le plus jeune âge. Aujourd’hui, au moins 350 enfants sont emprisonné·es.

Tortures, loi sur la peine de mort et détention administrative

Les actes de torture à l’égard des prisonnier.es sont largement documentés : agressions et violences sexuelles, torture psychologique et physique, famine, harcèlement.

Le 30 mars 2026, la Knesset – le Parlement – de l’Etat colonial israélien a adopté une loi sur la peine de mort applicable uniquement aux Palestinien·nes. Cette loi, en légalisant la politique éprouvée de mise à mort des prisonnier·es, accélère le rôle de la machine d’enfermement sioniste comme outil fondamental de nettoyage ethnique et d’anéantissement du peuple palestinien.

Plus de 3000 prisonnier·es sont actuellement incarcéré·es sous le régime de la détention administrative, hérité de la colonisation britannique, sans inculpation ni procès, sur la base de dossiers tenus secrets.

Les prisons coloniales sont le creuset de l’unité nationale

Toutes les forces de la résistance palestinienne sont représentées dans les prisons coloniales – parfois appelées “école de la révolution”. Toutes les générations, les classes sociales, des personnes originaires de toute la Palestine historique se retrouvent enfermées aux côtés de leaders politiques comme Ahmad Saadat, Abdullah Barghouti et Marwan Barghouti.

Face aux politiques de collaboration et de trahison de “l’Autorité palestinienne”, alors que le génocide du peuple palestinien s’est accéléré depuis le 7 octobre 2023, aujourd’hui plus que jamais, il est de notre responsabilité de porter la voix de celles et ceux qui ont sacrifié leur liberté pour leur peuple et d’exiger leur libération immédiate.

Liberté pour les Palestinien·nes emprisonné·es en Europe

La répression des Palestinien·nes dans les pays occidentaux, qui soutiennent par tous les moyens le génocide en Palestine, s’est également intensifiée. Ali, réfugié palestinien, est emprisonné depuis mai 2024 en France, sur des accusations portées par les autorités israéliennes. Anan Yaeesh, un militant palestinien originaire de Tulkarem, a été condamné par la justice italienne à 5 ans et demi d’emprisonnement. Mustafa Ayyash, journaliste palestinien de Gaza, arrêté initialement au Pays-Bas est aujourd’hui incarcéré en Autriche. Ali Abu Taha, réfugié palestinien en Belgique, est détenu dans un centre fermé depuis le 5 octobre 2025. La Belgique a emprisonné au moins 8 Palestinien·nes la dernière année, en répression de leur lutte pour la libération de leur terre, faisant peser sur eux une menace de déportation.

Restons en contact. Poursuivons la mobilisation.

Ensemble, donnons-nous les moyens de résister

En Palestine, le peuple continue de résister contre le génocide toujours en cours et une colonisation qui s'accélère.

En France, alors que la complicité avec ce régime colonial et que la répression de la solidarité sont la norme, notre résistance a ouvert une brèche.

Inspiré par la tenacité de la résistance du peuple palestinien, la force de notre mobilisation ne tient qu'avec votre soutien.

Ce qui existe aujourd'hui peut disparaître. Ou se renforcer.