
Plus de 700 000 voix contre la loi Yadan, mais le RN, LR et Renaissance enterrent la pétition
Ce matin, la Commission des lois a enterré la pétition contre la loi Yadan, malgré son ampleur historique : plus de 700 000 signatures collectées. Un mépris flagrant de la démocratie, alors que le texte, porté par la députée Caroline Yadan, vise à criminaliser toute expression de solidarité avec la Palestine. RN, LR et Renaissance se sont alignés pour faire avancer cette loi liberticide, transformant la pétition en simple formalité administrative.
La bataille continue à l’Assemblée nationale. Chaque étape compte. Chaque prise de parole compte. On ne lâche rien.
Caroline Yadan : l’architecte d’une loi contre la liberté d’expression
Caroline Yadan, députée Renaissance, a fait de la répression des mots et des idées sa marque de fabrique. Ses déclarations, ses propositions de loi et ses prises de position révèlent une volonté claire de museler toute critique d’Israël, sous couvert de lutte contre l’antisémitisme. Voici quelques-unes de ses punchlines les plus révélatrices :
1. Assimiler la solidarité avec la Palestine au terrorisme
- “Soutenir un médecin palestinien = éloge du programme du 7/10” : Le Dr Hassan Abu Safiya, kidnappé par Israël le 27 décembre 2024 alors qu’il soignait des enfants sous les bombardements, est présenté par Yadan comme un “colonel du Hamas”. Une diffamation grotesque pour discréditer toute résistance palestinienne.
- “Free Palestine = apologie du terrorisme” : Yadan exige une répression contre les banderoles ou slogans dénonçant l’occupation, assimilant toute aspiration à la liberté à une incitation à la haine.
2. Criminaliser les manifestations et les mots
- “Manifester = appel à la haine” : Elle a tenté d’interdire une marche organisée par Samidoun (classée “organisation terroriste” par les États-Unis et le Canada), sous prétexte que son affiche appelait à la destruction d’Israël. Pourtant, ce slogan n’est que la reprise d’un appel historique à la libération de la Palestine de la mer au Jourdain.
- “Elle veut interdire des mots” : Sa proposition de loi vise à punir l’usage de termes comme “From the river to the sea”, ou toute comparaison avec la Shoah, sous couvert de lutter contre “les formes renouvelées d’antisémitisme”. Une censure déguisée en défense des droits humains.
3. Réécrire le droit international pour servir Israël
- “Déportation” est un terme juridique défini par la IVe Convention de Genève : Pourtant, Yadan affirme que l’utiliser revient à “criminaliser l’État juif”. Une manipulation grossière pour nier les crimes israéliens, comme la déportation des Palestiniens ou la détention arbitraire de milliers de prisonniers.
Un alignement total avec les crimes israéliens
Dans un email envoyé en juin 2025 à ses électeurs rices, Caroline Yadan assume sans ambiguïté son soutien inconditionnel à Israël, alors que le pays mène une campagne de bombardements génocidaires à Gaza, étend la colonisation en Cisjordanie et attaque le Liban.
“Je n’ai cessé de rappeler, à l’Assemblée nationale comme dans les médias, mon total et indéfectible soutien à l’État d’Israël. […] Israël a donné au monde entier une véritable leçon de courage en ciblant un régime islamiste et sanguinaire.”
Son message est clair : pas d’État palestinien, pas de critique d’Israël, et une répression systématique de toute voix dissidente.
**La résistance s’organise : **
Face à cette offensive liberticide, la mobilisation doit redoubler : ✊ Signer et partager la pétition contre la loi Yadan. ✊ Interpeller les député es pour exiger le retrait du texte. ✊ Organiser des rassemblements devant l’Assemblée nationale et dans les villes. ✊ Dénoncer les complices : RN, LR et Renaissance, qui ont enterré la démocratie au nom d’Israël.
La liberté d’expression n’est pas négociable. La solidarité avec la Palestine non plus.